Rentrée littéraire août 2022 Acte II

par | 31 août 2022 | 0 commentaires

Non, la valise n’est toujours pas vidée et pourtant septembre approche dangereusement… alors pour continuer à se faire du bien, la deuxième soirée de la rentrée littéraire VLEEL met en lumière six autres éditeurs de talent, toujours pour notre plus grand bonheur!

Les éditions du Typhon– Florian Torrès

Une publication dans la collection “Après la tempête” et une dans la collection “les hallucinés”

Dola de Jong, Les désirs flous– Amsterdam 1938- Deux femmes aux tempéraments opposés vivent en colocation lorsque la question du désir s’invite dans leur amitié… Une écriture entre émotion et distance pour une histoire déchirante, jugée honteuse lorsque Dola de Jong voulut la faire publier dans les années 50. (28/09)

E.T.A Hoffmann, Dans la nuit– Un recueil “illuminé” par les illustrations de Tristan Bonnemain, du célèbre et inspirant conteur E.T.A Hoffmann qui dans une écriture fantaisiste réveille notre esprit d’enfant à travers des personnages exaltés. (13/10)

Des rencontres sont prévues autour de cet ouvrage et notamment avec VLEEL!

Les éditions Métailié– Anne-Marie Métailié

Jared McGinnis, Le lâche– Le héros se réveille à l’hôpital, paralysé à 22 ans. Son père qu’il n’a pas revu depuis 20 ans vient le chercher. Ils vont alors devoir réapprendre à vivre ensemble et se reconstruire. Un humour noir touchant et une façon singulière de parler du handicap.(18/08)

Mick Kitson, Poids plume– Angleterre, XIXème siècle- une jeune fille est vendue par ses parents à un champion de boxe, véritable colosse. Elle va apprendre auprès de lui l’art de l’esquive et à se battre. Entre Dickens et Peaky Blinders, tout est dit!

José Falero, Supermarché– Quatre amis dans la galère des favelas s’associent pour faire commerce de l’herbe. Un texte sur la dignité humaine là où chacun semble avoir été abandonné par la société- Premier roman plein d’humour mêlant une langue littéraire à celle des favelas.(26/08)

Mia Couto, Le cartographe des absences– Un poète revient sur les lieux de son enfance sur la côte du Mozambique. Il y est question de la colonisation, du racisme mais surtout de la relation avec son père. C’est en poète qu’il regarde la réalité et en fait un roman magnifique (dixit Anne-Marie Métailié;). (02/09)

Jakub Szamalek, Tu sais qui– L’auteur, scénariste pour de célèbres jeux vidéos, précipite ici son lecteur dans une histoire policière passionnante sur fonds de réseaux sociaux toujours plus intrusifs. Suspense garanti. (09/09)

Olivier Truc, Les sentiers obscurs de Karachi– sortie le 7 octobre

Globe– Valentine Gay

Un thème traverse cette rentrée littéraire chez Globe: le silence.

Anthony Passeron, Les enfants endormis– L’auteur fait entendre la voix d’une famille (la sienne) qui a subi la honte face au fléau du SIDA à une époque où la méconnaissance de la maladie les isolait totalement du reste de la société. Un livre important dans l’histoire du SIDA par sa fonction à la fois historique et sociologique. (25/08)

Belen Lopez Peiro, Pourquoi tu revenais tous les étés– Un texte polyphonique pour faire attendre toutes les voix, y compris judiciaires, consolatrices ou humiliantes, après le dépôt de plainte d’une victime de violences. C’est de la violence collective dont il est question, et c’est bouleversant. (01/09)

Priya Hein, Riambel– L’île Maurice et l’exploration des relations entre les descendants de l’industrie sucrière et les descendants d’esclaves. Un texte court et très beau qui dit tout sur la violence entre ces différentes classes. (01/09)

Natalie Diaz, Poème d’amour postcolonial– Poétesse native, Prix Pullitzer de poésie, Natalie Diaz veut montrer que les natifs amérindiens ne sont pas des objets de musée mais sont toujours là, bien vivants. (15/09)

Elyzad– Elisabeth Daldoul 

Deux romans pour cette rentrée:

Anne-Christine Tinel, Malena, c’est ton nom– Malena est une exilée politique argentine dont le lecteur va découvrir peu à peu l’histoire. De rebondissements en situations inattendues on comprend qu’il est question d’un héritage familial très lourd et on assiste au destin très romanesque d’une femme qui se libère de ce passé. ((08/09)

Beyrouk, Sara– L’héroïne quitte son village où elle a beaucoup souffert, pour se reconstruire. Elle vit bien, vend ses charmes et organise de grandes fêtes dans sa propriété. Mais elle apprend que sa mère est mourante et se rend dans l’oasis qui l’abrite. Elle y découvre une vie étrange… (27/10)

Les éditions de L’ogre- Benoit Laureau 

Deux romans de deux autrices que L’Ogre suit depuis le début. Deux portraits de femmes qui essaient de fuir le rôle qu’on leur a assigné.

Lucie Taïeb, Capitaine vertu– Le personnage principal est capitaine dans un commissariat et reconnue pour son travail. Du jour au lendemain elle démissionne et disparaît… Un roman qui interroge sur nos destins dans un équilibre entre tendresse, poésie, humour et enquête.(25/08)

Amelia Gray, Isadora– Un roman qui se concentre sur quelques mois de la vie d’Isadora Duncan en 1913, juste après la mort tragique de ses deux enfants.Pour tenter de continuer d’exister la danseuse fuit en Méditerranée à la recherche d’un second souffle vital. Sa vie est une véritable tragédie et pourtant cette histoire est portée par une écriture tendre et remplie de vitalité. (08/09) 

Les éditions de L’olivier– Nathalie Zberro

Deux titres en littérature étrangère, trois titres en littérature française.

Sally Rooney, Où es-tu monde admirable ?– Sally Rooney est à l’origine du phénomène Normal People. Dans ce nouveau roman, il est question de deux femmes qui dans un échange épistolaire s’interrogent sur notre monde qui nous asphyxie sans cesse. Ou comment faire pour vivre intensément dans le monde d’aujourd’hui? (19/08)

Emmanuelle Richard, Hommes– Nathalie Zberro l’annonce: ce livre sera clivant! Un texte au féminisme engagé, contre la société patriarcale, nourri de Despentes mais qui propose un nouveau regard sur le sujet, en deux parties,  passant de la colère à une tentative de tendresse à travers une grande histoire d’amour.

Polina Panassenko, Tenir sa langue– Polina est d’origine russe et est devenue Pauline à son arrivée en France, perdant ainsi une partie de son identité. Il ne s’agit ici pas seulement de parler d’intégration mais surtout de dédoublement intérieur lié à ses origines et à son pays d’adoption. Un livre drôle, émouvant, impertinent et impudique!

Selim Nassib, Le tumulte– Dans une écriture charnelle et romanesque, Youssef (Sélim Nassib lui-même) raconte sa ville, Beyrouth, de son enfance à la guerre civile qu’il a couverte en tant que journaliste. Il y chante l’amour pour sa ville malgré “le tumulte”.(26/08)

Jonathan Franzen, Crossroads–  Une grande saga familiale, celle des Hildebrandt dans une banlieue chic de Chicago. Une famille a priori parfaite, et pourtant tout le monde est en crise. Décryptage savoureux de l’intimité de chacun des membres de cette famille américaine apparemment bien sous tous rapports…(23/09)

Le replay de la rencontre avec ces six éditeurs est à retrouver sur la chaîne Youtube VLEEL