Rentrée littéraire août 2022 Acte I

par | 30 août 2022 | 0 commentaires

Malgré les Spritz encore en terrasse et les maillots de bain à peine rangés, VLEEL a fait sa rentrée pour accompagner fidèlement des éditeurs de talent prêts à nous faire céder à toutes les tentations livresques qu’ils ont soigneusement préparées toute l’année. De quoi ravir et faire gonfler nos PAL et nos wishlist!

Les éditions du Tripode– Frédéric Martin

Fidèle parmi les fidèles de VLEEL, Le Tripode présente deux titres en ce mois de septembre:

 Bérengère Cournut, Zizi Cabane– Une mère et épouse disparaît et trois enfants et un mari doivent se reconstruire. Un roman sur le ré-apprentissage après le deuil, mêlant tendresse, poésie et imaginaire, qui a d’ores et déjà reçu un excellent accueil en librairie (18/08).

Mathieu Belezi, Attaquer la terre et le soleil– Un des textes forts de cette rentrée littéraire. C’est une histoire de la misère au temps de la colonisation de l’Algérie avec un niveau de violence exceptionnel. L’écriture puissante et poétique de Belezi est largement à la hauteur de cette animosité inouïe. Un des plus grands écrivains d’aujourd’hui (01/09).

En octobre:

Un nouveau Sapienza, Le fil de Midi (06/10)

Fabienne Yvert, Pourquoi l’horizon ne suit pas la barre tordue du balcon? (13/10)

La Peuplade– Simon-Philippe Turcot

Quatre romans pour cette rentrée littéraire:

Dominique Scali, Les marins ne savent pas nager– devenu très rapidement le coup de cœur de nombreux libraires. Danaé vit sur l’île d’Ys. Orpheline, elle est l’une des rares à savoir nager dans cette société où il faut se battre pour trouver sa place. Une revisite du roman d’aventure et de cape et d’épée version maritime et féminine. Plaisir de lecture garanti! (16/08)

Johanne Lykke Holm, Strega– Un roman entre sororité et mystère. Un groupe de femmes va devoir apprendre à travailler et vivre ensemble. Une sororité non idéalisée mais plutôt fragilisée et mystérieuse. A lire pour son langage, son aspect visuel (qui renvoie par exemple au cinéma de Wes Anderson). Un livre particulier et étrange, à lire pour une expérience singulière. (06/09)

Christian Fulas, Iochka– Alors que Ceausescu sévit en Roumanie, Iochka, ouvrier dans les vallées sauvages des Carpates, veut vivre le bonheur absolu malgré ses conditions de vie. L’écriture pénétrante approche la force et la profondeur de l’analyse proustienne ou mannienne. Les personnages sont attachants. Simon Philippe Turcot le voit comme un chef-d’œuvre. (11/10)

Juliana Léveillé-Trudel, On a tout l’automne– Deuxième roman après Nirliit, dans lequel on retrouve la langue vive et hyper sensible de l’autrice. Une communauté autochtone innue vue à travers le prisme non pas de ses difficultés mais plutôt de sa solidarité et son humanité. Un livre lumineux. (04/10)

Les éditions de l’Antilope– Anne-Sophie Dreyfus et Gilles Rozier

Deux romans et trois sorties en poche

Paule Darmon, Robert de Niro, le Mossad et moi– Dora Bessis, scénariste, veut absolument faire un film sur Eli Cohen, espion du Mossad, joué par Robert de Niro. Une histoire déjantée et drôle, dont Gilles nous conseille vivement la lecture en priorité sur la série bien trop barbante à son goût ! (25/08)

Dominique Porté, Mécanique d’une dérive– L’auteur a dix ans lorsqu’il découvre le film Kapo, levier d’une fascination pour le génocide des juifs qui rythmera toute sa vie à travers une multitude de lectures et de films sur le sujet. Il découvre notamment Chaïm Rumkowski, seul interlocuteur juif du ghetto de Lodz auprès des nazis dont il devient la marionnette (06/10).

Dans la collection Antilopoche (07/09):

Sabyl Ghoussoub, Beyrouth entre parenthèses – Quand un citoyen libanais se rend en Israël- drôle et nostalgique à la fois.

Georges Clémenceau, Au pied du Sinaï– Clémenceau le dreyfusard explorant le monde juif non sans quelques clichés.

Talila, Notre langue d’intérieur– une trentaine de textes courts de cette grande chanteuse mettant à l’honneur la langue et la culture yiddish.

Les éditions de l’Observatoire– Dana Burlac

C’est une habitude chez l’Observatoire, la rentrée de septembre ce sont deux auteurs français dont un premier roman et un auteur étranger.

Elin Cullhed, Euphorie– cette jeune autrice suédoise s’est mise dans la peau de la poétesse Sylvia Plath pour explorer et imaginer sa vie quotidienne et intime tentant de mener de front sa vie d’écrivaine, de femme et de mère alors qu’elle est à l’apogée de son art. Une écriture incandescente comme sa vie, en cours de traduction dans 25 pays. (24/08)

Maud Simonnot, L’heure des oiseaux– Deux histoires parallèles se situant à Jersey à deux époques différentes. Celle de Lily et son petit frère cherchant à fuir l’univers sordide d’un orphelinat, et celle d’une femme qui se rend sur l’île pour comprendre l’histoire passée de son père. On retrouve dans ce roman toute l’écriture poétique de Maud Simonnot autrice de L’enfant céleste. (24/08)

Guillaume Perilhou, Ils vont tuer vos fils– Un adolescent est placé en foyer puis en hôpital psychiatrique parce qu’il est différent des autres garçons. mais sa fureur de vivre est plus forte que tout. C’est drôle, cru, intelligent et déjà repéré pour différents prix littéraires. (24/08)

Les éditions Plein Jour– Sybille Grimbert

Pas de fiction chez Plein Jour, que des faits réels!

Luc Briand, Le brassard– Un succès annoncé tellement l’histoire d’Alexandre Villaplane est passionnante. Grand footballeur dans l’entre deux guerres, capitaine de l’équipe de France, il rejoint la Gestapo pendant l’occupation, début de sa chute inéluctable… (26/08)

Gilles Sebhan, Hors classe, un traité d’immaturité– Gilles Sebhan raconte sa vie de professeur à travers le prisme de ses rencontres avec les adolescents et particulièrement les cancres qui selon lui ont beaucoup à nous dire sur la société. Un texte très personnel qui interroge sur le monde. (14/10)

Jean-Pierre Chantin, La Famille– L’histoire d’une communauté sectaire issue du jansénisme et de Port Royal- Un texte très documenté explorant au cœur le phénomène d’un groupe religieux fermé au monde. ((07/10)

Les éditions Dalva– Juliette Ponce et Marie-Anne Lacoma

La voix des femmes est chez Dalva!

Corinne Morel Darieux, La sauvagière – Nature-writting au féminin, cette fable met à l’honneur l’émotion, les sensations autour de femmes qui restent insaisissables et invite le lecteur à s’installer dans un cocon poétique. Texte déjà très apprécié des libraires. (18/08)

Igiaba Scego, La ligne de couleur– Une grande fresque faisant voyager le lecteur à travers différents continents et différentes époques autour de la figure de la peintre noire américaine Lafanu Brown. Il est question d’identité, d’abolitionnisme et de liberté.(01/09)

Maria Conejo et Zoé Mendelson, Pussypedia, le guide de la chatte– L’encyclopédie décomplexée et inclusive du sexe féminin trop peu connu par les hommes et par les femmes elles-mêmes! 
Rebekka Endler, Le patriarcat des objets– Pourquoi le monde des objets est-il en grande partie inadapté aux femmes ? ou pourquoi est-il nécessaire, pour atteindre l’égalité, de se pencher sur les objets du quotidien et leur accessibilité à toutes! (06/10)

Replay de la rencontre avec ces six éditeurs à revoir sur la chaîne Youtube VLEEL