Rencontre littéraire pour le Prix Libraires en Seine- Mariette Navarro, Gouzel Iakhina et Antoine Desjardins

par | 21 mai 2022 | 0 commentaires

Par @moonpalaace 

Les 19 mai et 20 mai dernier, VLEEL a reçu pour une rencontre littéraire les six finalistes du Prix littéraire Libraires en Seine.

Libraires en Seine est une association rassemblant 10 librairies indépendantes de l’ouest parisien.

En 2013, l’association a créé un prix dont voici la 10e édition.

Les libraires ont désigné les finalistes en janvier après avoir présélectionné 32 romans. Dimanche 26 juin aura lieu la remise du prix et nous connaîtrons alors le lauréat.

LA RENCONTRE VLEEL

Les libraires sont venus présenter leur coup de cœur respectif et ont mené les échanges avec les auteurs présents en live.

Gouzel Iakhina autrice du roman Les enfants de la Volga aux éditions Noir sur Blanc était interviewée par Thibault Radenne de la librairie L’écriture à Vaucresson. Il nous a présenté « un livre extrêmement riche et merveilleux », « une merveille littéraire ».

Depuis Moscou, Gouzel Iakhina, traduite par Maud Mabillard, a évoqué son goût pour l’écriture de livres historiques sur des périodes dont on parle peu. La littérature tient une place importante dans ce roman et en particulier les contes allemands. L’ouvrage pourrait bien être la métaphore du « conte soviétique qui n’a pas pu se réaliser ».

« Je trouvais intéressant de prendre cet homme minuscule et de le faire passer à travers tous les événements qui ont bouleversé l’histoire soviétique ».

Indice des feux aux éditions de la Peuplade, écrit par Antoine Desjardins, n’est rien de moins que le « coup de cœur collégial » de l’équipe de la librairie L’amandier à Puteaux, nous a confié Thomas Auxerre.

C’est un « livre étonnant », « un recueil de nouvelles qui vous touchera, qui laisse une trace et vous accompagne », un texte aux « sujets graves » mais un texte « lumineux ».

Antoine Desjardins a préféré le genre de la nouvelle pour aborder l’écologie, de façon à en aborder la complexité par différents angles. « Cela se lit comme un roman, j’ai fait confiance à l’intelligence des lecteurs en ne tissant pas les liens à leur place ». « C’est un écosystème textuel », un « projet », « l’écologie jusque dans la forme ».

La rencontre s’est terminée par les échanges entre Mariette Navarro pour son livre Ultramarins aux éditions Quidam et Aude Monjaret de la librairie Dédicaces de Reuil.

Pour Aude, Ultramarins est « un roman fort poétique », « qui ressortit de la fable philosophique avec l’irruption de quelque chose d’étrange ». C’est « un huis-clos dans le grand dehors », un texte « magnifique et profond ».

Mariette Navarro rappelle les circonstances d’écriture de ce roman et la façon dont les fragments poétiques ont peu à peu glissé vers une forme romanesque: le projet a été façonné au fil des ans, depuis un voyage sur un cargo de marchandises qui traversait l’Atlantique lors d’une singulière résidence d’écriture, jusqu’à aujourd’hui.

Ce roman raconte « comment une chose infime peut faire basculer le cours des choses », et Mariette Navarro aime « créer la surprise, à l’échelle de la phrase ou de l’histoire », « des ruptures » pour « surprendre » et permettre « des déflagrations à la lecture ».

Une première soirée Libraires en Seine déjà riche qui présageait un beau rendez-vous dès le lendemain!

A VOIR: le replay de la rencontre sur la chaîne YouTube