Rencontre avec Marion Brunet

par | 17 mai 2020 | 0 commentaires

Par @clairethefrenchbooklover 

Marion Brunet a toujours écrit. Mais comme son entourage lui conseillait de se tourner vers un « vrai métier « , elle a opté pour des études de lettres avant de devenir éducatrice spécialisée. L’écriture comme moteur. Tous les deux ans, elle envoyait ainsi un manuscrit. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux, Frangine, soit retenu. Son style, elle le perçoit comme quelque chose qui se cogne. Une alliance à la fois entre une certaine crudité et un langage très écrit et poétique. Aucun mot n’est laissé au hasard.
Pour son éditrice, son style est marqué par une langue concise, précise, où la sensibilité règne. Où le narrateur se révèle toujours empathique. Loin de tout jugement.

Pour créer ses protagonistes et les situations, Marion Brunet puise dans un matériau personnel qu’elle rend pourtant fictionnel. Dans Vanda, ce matériau tient notamment à son questionnement autour de la maternité et de ce qui est attendu des mères dans notre société.
Il y a des échos entre tous ses romans. Comme un fil rouge qui les relie. Souvent une certaine tragédie qui guette ses héros. Un contexte social. Des problématiques féministes. Ses personnages l’habitent jusqu’au bout. Comme Vanda qui a été là pendant longtemps dans un coin de sa tête. Avant qu’elle n’entame le processus de rédaction. Le travail éditorial avec Caroline Ripoll repose sur un effet miroir. Comme elle se définit comme une autrice qui écrit moins que trop, leur dialogue va notamment porter sur les développements de certains passages.
Pour Vanda, s’est également posée entre elles la question de la voix du petit garçon Noé. Qui finalement montre plus qu’il n’exprime. Et qui se révèle infiniment émouvant et présent ainsi.
Marion Brunet a conclu ces deux heures passionnantes en évoquant certains de ses auteurs favoris : Maupassant, John Fante et Joyce Carol Oates.

A VOIR : le replay de la rencontre sur la chaîne YouTube Vleel.

A LIRE : deux chroniques, ici et ici.