Rencontre avec Jean Teulé

par | 11 octobre 2020 | 0 commentaires

Par @point.a.laligne 

Entre le plateau de La Grande Librairie et celui de On Est En Direct, c’est à nous que Jean Teulé a accordé 1h30 de son temps. Jean Teulé ou l’incroyable auteur du Montespan et du Magasin des suicides (…et j’arrête là sa bibliographie que vous retrouverez avec bien plus d’exhaustivité sur Wikipédia…) est venu nous parler de sa dernière victime, le non moins célèbre Charles Baudelaire.

Édité fin 2020 chez la toute jeune maison Mialet-Barrault, “Crénom, Baudelaire !” en est d’ailleurs la première publication. Jean Teulé nous confiera à l’occasion qu’il était évident pour lui de suivre “ses éditeurs qu’il aime d’amour” dans leur nouvelle aventure.

Mais alors pourquoi Baudelaire que Jean Teulé s’était promis de ne pas toucher tant il lui était antipathique ?
Pour cette raison justement ! Malgré son adoration pour les Fleurs du mal, Jean Teulé pensait devoir aimer la personne dont il racontait la vie. Sauf que Teulé a eu l’occasion de se pencher sur différentes biographies, qu’il a vu à quel point sa vie avait pu être romanesque et qu’il a perçu qu’à force de détestation, on finissait par aimer vraiment l’homme derrière le génie du spleen.

Le replay de cette rencontre permet d’entendre quelques anecdotes que contient le roman. Cela vous donnera à coup sûr l’envie de le lire pour démystifier l’impressionnant poète. Pour autant, sa lecture divise et tous ne peuvent en ressortir séduits.
Jean Teulé en a conscience. Les biographies de Baudelaire foisonnent et toutes se débarrassent en une ligne des frasques et vices du bonhomme. Lui souhaitait bousculer l’auteur des Fleurs du mal. Et c’est avec audace qu’il y parvient. Son franc-parler et sa plume crue et imagée dérangent. Tant pis ! Pour lui et pour certains lecteurs convaincus, les détails sordides de son existence n’en révèlent que davantage le sublime de ses poèmes.

Et Teulé de conclure en nous invitant à rétablir les souhaits du poète clairvoyant en allant déposer sur ta tombe l’épigraphe écrite de sa propre main : « Ci-gît qui, pour avoir trop aimé les gaupes, descendit jeune encore au royaume des taupes.”

A VOIR : le replay de la rencontre sur la chaîne YouTube VLEEL.

A LIRE : deux chroniques, ici et ici.