Rencontre avec Alexandra Koszelyk

par | 03 mai 2020 | 0 commentaires

Enseignante de français, latin et grec ancien, Alexandra Koszelyk publie fin 2019, son premier roman. A crier dans les ruines.

Auréolée du Prix Talents Cultura, Prix Totem des lycéens, Infiniment Quiberon, finaliste du prix Stanislas, libraires en Seine, et dans la sélection d’autres prix, son avenir en tant que romancière est une évidence. Depuis neuf ans, sur son blog Bric à Book elle écrit un texte à partir d’une photographie pour animer les ateliers d’écriture. N’écrivant que des formats courts au départ, les ateliers d’écriture et les concours auxquels elle participait ont causé ce fameux déclic. Celui d’écrire un roman. Avec succès. Les raisons sont extrêmement simples, Alexandra a du talent. Pour écrire juste. Avec une poésie littéraire, d’une facilité déconcertante, elle nous happe en quelques phrases. Grande lectrice, l’exil et les secrets de famille demeurent ses thèmes favoris, sans s’interdire d’aller vers d’autres horizons•••
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D’où ce roman où Lena revient vingt ans après son exil d’Ukraine, à Pripiat. Tchernobyl. Cela vous revient. L’histoire d’amour entre ces deux enfants, au cœur d’une zone irradiée. Mais également un roman sur la nature et son pouvoir de renaissance après une catastrophe. D’origine ukrainienne, elle a voulu au préalable, écrire sur un épisode assez méconnu : l’Holodomor. Ce terme désigne ainsi la grande famine qui eut lieu en Ukraine et dans le Kouban en 1932 et 1933 et qui fit, selon les estimations des historiens, entre 2,6 et 5 millions de victimes. Ce thème là demeure en filigrane dans le roman sans en être un thème principal. Alexandra a voulu faire de l’Ukraine, un pays qui ne peut pas être constamment stigmatisé par une catastrophe. La richesse et la beauté de ce dernier ne pouvaient en être éclipsées.


Avec David Meulemans, peu habitué à ce thème dans sa ligne éditoriale, le coup de foudre fut immédiat. Aux Forges de Vulcain affronte des thèmes particuliers avec de nouvelles visions, voila ce qui a séduit Alexandra•••

L’écriture cinématographique en racontant Tchernobyl sous un angle différent, mêlant la séparation de deux êtres au pouvoir de la terre. David ne souhaitait pas ajouter davantage de «Tchernobyl» comme un éditeur précédent. Le texte a ainsi hanté l’éditeur, le livre naissait alors. Attaché aux symboles et à la mythologie, Alexandra utilise des fiches couleurs, avec les personnages et l’intrigue, elle souhaitait être dans une connaissance absolue des personnages. Avec sa douceur légendaire, sa façon de poser ses mots avec délicatesse, nous sommes sortis de cette rencontre avec un immense sourire, décidés à promouvoir avec envie tant la femme que l’auteure qu’est Alexandra Koszelyk.


Merci à toi Alexandra pour cet instant si particulier pendant le confinement, ainsi qu’à David qui était présent et qu’on aime tant écouter, vivent les Forges !

A VOIR: le replay de la rencontre sur YouTube

A LIRE: deux chroniques sur le roman d’Alexandra, ici et ici