Rencontre littéraire avec Ilja Leonard Pfeijffer

par | 04 février 2022 | 0 commentaires

Par @manonlit_et_vadrouilleaussi

VLEEL après VLEEL nous parcourons le monde, toujours enthousiastes à l’idée de découvrir une littérature venue d’ailleurs. Après un mois de Janvier fort en rencontres et en émotions, Février commence sur les chapeaux de roues avec l’auteur néerlandais Ilja Leonard Pfeijffer. Et c’est un personnage haut en couleurs que nous découvrons à l’écran !

Dans un décor présidentiel, l’auteur en costard-cravate, cheveux longs et grosses bagues aux doigts, est venu nous présenter son premier roman traduit en français, Grand Hôtel Europa. Une première en France, « une injustice cosmique » selon l’auteur, qui n’est pourtant pas un inconnu dans son pays. Il a, en effet, reçu de nombreux prix et exerce aussi bien son talent dans la poésie que dans le romanesque, le journalisme ou le théâtre.

Grand Hotel Europa, publié en 2018 aux Pays-Bas, est né d’une question personnelle de l’auteur suite à son expatriation en Italie, à savoir : qu’est-ce qu’ être européen de nos jours ? En mêlant réel et fiction, l’auteur aborde les thèmes de l’avenir de l’Europe, du tourisme de masse et de la migration tout en parlant du grand amour perdu. Cet hôtel, dont on ne connaît pas la localisation, est un personnage à part entière du roman, et le symbole du « déclin que nous connaissons » et de « notre Europe vieillissante ». Un livre monde où la nostalgie, l’humour, et la poésie sont au cœur. La poésie comme arme de défense par laquelle il rêverait de pouvoir « déclencher une révolution ».

Grand Hotel Europa est également un melting-pot de personnages et concernant l’un deux, Abdul, l’auteur nous a confié s’être inspiré d’un réfugié gambien rencontré à Gênes dans le cadre d’un documentaire. Le jeune homme et son personnage partagent cette envie de futur et la volonté de ne plus penser au passé alors source de malheur. Il nous confiera également s’être inspiré de Thomas Mann et de sa Montagne Magique avec ce thème du déclin de la culture européenne, une problématique qui semble récurrente à chaque siècle.

« Le meilleur moyen de dire la vérité c’est la fiction » selon Ilja Leonard Pfeijffer, voilà de quoi nous convaincre définitivement de lire son roman!

A voir: le replay de la rencontre avec Ilja Leonard Pfeijffer

A lire: deux chroniques sur le roman de Ilja Leonard Pfeijffer, ici et ici