« J’ai eu une marâtre. Elle s’appelait Mara. Elle m’a attiré tout de suite. J’étais enfant, j’ai posé mon oreille au creux de son nom, je n’ai rien pu faire, j’y ai entendu la mer et l’abîme, j’y suis allé. Il se passait quelque chose avec la façon dont ça sonnait, Mara. »
Andréa, jeune collégien, tombe sous le charme de Mara, la mère de son meilleur ami. Lorsque son propre père s’éprend de cette femme, un mariage s’annonce — scellant la présence de Mara dans son quotidien. Elle devient sa belle-mère, mais aussi son obsession.
Quand la question de l’argent vient ébranler la famille, Mara rejette Andréa, lui arrache l’amour qu’il croyait réciproque. Le jeune garçon s’effondre, puis se venge en déversant chaque nuit sur le papier sa haine et ses fantasmes de mort. Mais les mots sont des armes qui agissent en silence, insidieusement…
Roman de la possession et de la perte, intemporel et contemporain, Mara déploie la spirale d’un amour impossible et toxique pour explorer les zones troubles du désir et le pouvoir des mots. Dans une langue somptueuse, d’une beauté vénéneuse, Vincent Tassy livre ici son livre le plus intime et le plus terrifiant sur une relation toxique.



